Je m’enlise délicieusement dans des huiles d’ocre ou de blanc de titane, de bleu de Prusse ou d’outremer jusqu’au noir absolu. Je m’abstrais de toute forme mais parfois un visage m’appelle qui ressurgit et je le réinvente son regard clos… Lorsque je peins c’est parfois l’appel d’une matière : déchirure de tarlatane trouvée au détour d’un sentier, actes notariés du 18 éme siècle et lettres d’amour sauvés d’un grenier, et je me laisse partir dans d’improbables collages.